Appels à l’exécution de femmes sans hijab : des dirigeants iraniens s’inquiètent de la situation dans les rues
Un climat de tension en Iran
Des appels pour l’exécution de femmes refusant de porter le hijab émergent en Iran, alimentant l’inquiétude parmi les hauts responsables du régime. Le journal Kayhan, proche du leader suprême Ali Khamenei, a dénoncé une « indifférence » croissante face à la révélation de femmes sans hijab, qualifiant la situation de « demi-nudité ».
Les propos alarmants d’un éditorialiste
Dans un article publié samedi, le rédacteur en chef Hosssein Shariatmadari a averti que l’augmentation de la tolérance à l’égard des femmes sans hijab a conduit à une remise en question des valeurs islamiques. Il a critiqué les autorités pour leur manque d’application des lois sur le port du hijab, affirmant que « le hijab semble avoir disparu de la liste des comportements interdits ».
Des accusations contre les ennemis de la révolution
Shariatmadari a qualifié cette évolution de « deuxième phase » d’une stratégie visant à normaliser des comportements contraires aux principes islamiques. Selon lui, exposer la société à des attitudes jugées inappropriées par le passé agit comme un moyen d’accoutumer le public à l’absence de hijab, laissant entendre que cela pourrait mener à des comportements encore plus provocateurs.
La montée de l’opposition féminine
Depuis la mort de Mahsa Amini en 2022 lors de son arrestation par la polstart des mœurs, de nombreuses femmes continuent de défier le régime en apparaissant sans hijab dans les lieux publics, malgré les menaces de sanctions sévères et des interventions policières.
Les répercussions du non-respect du hijab
Un ancien général des Gardiens de la Révolution, Hassan Hassania, a par ailleurs appelé à la peine de mort pour les femmes refusant de porter le hijab, déclarant : « La condamnation pour celles qui ne respectent pas le hijab devrait être l’exécution. » Il a exprimé que des mesures extrêmes étaient nécessaires, insistant sur le fait que le dialogue ne suffira pas à corriger leur comportement.
Les scepticismes au sein du gouvernement
Malgré de tels discours radicaux, un porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mahajari, a soutenu qu’il n’était pas possible de restaurer le hijab dans la société par la contrainte, plaidant pour une approche culturelle plus douce pour renforcer les valeurs islamiques.
La résistance continue des femmes
La lutte pour le droit de choisir de porter ou non le hijab s’intensifie en Iran. De plus en plus de femmes s’affichent sans hijab en signe de résistance civique, tandis que le régime renforce son application des lois. Cependant, la société demeure profondément divisée, avec un nombre croissant de femmes défiant ouvertement les règles du régime iranien tout en continuant à faire face à une répression répressive.