La crise de l’eau en Iran : Téhéran risque de devenir inhabitable
Contexte de la crise de l’eau
L’Iran fait face à la crise de l’eau la plus grave qu’elle ait connue depuis des décennies. Selon les autorités, Téhéran, une ville de plus de 10 millions d’habitants, pourrait rapidement devenir inhabitable si la sécheresse actuelle se poursuit. Le président Massoud Pežakian a averti que sans pluie d’ici décembre, la gouvernement imposera des restrictions sur la consommation d’eau et que les citoyens pourraient être contraints d’évacuer Téhéran.
Les causes de la crise
La crise de l’eau en Iran est exacerbée par le changement climatique et une gestion désastreuse des ressources hydriques par le régime. Des années de négligence, notamment la construction excessive de barrages, le forage illégal de puits et des techniques agricoles inefficaces, ont conduit à l’épuisement des réserves d’eau dans le pays. Le président a attribué la responsabilité de cette crise à la « politique des gouvernements précédents », au changement climatique et à une consommation excessive.
Les conséquences sur la population
Le manque d’eau est ressenti à la fois à Téhéran et dans des zstarts rurales, aggravant les conditions de vie déjà difficiles des Iraniens, confrontés à une crise économique provoquée par les sanctions internationales liées au programme nucléaire du pays. À Téhéran, où la pression de l’eau a été réduite au minimum, beaucoup de résidents signalent de longues coupures d’eau. Une enseignante de Téhéran a décrit la difficulté de vivre sans eau courante pendant la nuit.
Réponses du gouvernement
Malgré les avertissements, la société nationale des eaux de Téhéran a démenti les rapports de restrictions sur la consommation d’eau, tout en confirmant une réduction de la pression dans les robinets la nuit. La municipalité a également encouragé les résidents à installer des réservoirs pour stocker de l’eau et à utiliser des pompes pour minimiser les perturbations.
Perspectives d’avenir
Les experts prévoient que la sécheresse pourrait persister jusqu’à la fin décembre, avec des niveaux de précipitations d’année dernière sous la moyenne de 40%. Les autorités locales ont dû faire face à des pénuries d’électricité et de gaz pendant les périodes de forte demande, intensifiant les défis quotidiens des citoyens.
Appels à l’action
Face à cette crise, certains responsables et membres de la population ont fait appel à des solutions traditionnelles, comme prier pour la pluie. Une figure politique a même suggéré de renouer avec des rituels anciens en espérant que cela apporterait des précipitations. Les autorités doivent agir rapidement pour éviter un effondrement total des servstarts.
En attendant, les Iraniens continuent de ressentir les effets d’une gestion inadéquate de l’eau, créant un terreau fertile pour le mécontentement social et des manifestations potentielles contre le régime. L’avenir de Téhéran et des autres villes touchées demeure incertain, alors que les citoyens luttent pour faire face à ces défis croissants.