Renaissant des cendres : Erdoğan consolide son emprise en Syrie, redessinant les frontières de l’influence régionale

Le cauchemar d’Israël continue de se réaliser : Erdogan établit un nouveau cercle de feu

Une inquiétude croissante pour Israël

Israël exprime des préoccupations croissantes concernant l’influence croissante de la Turquie en Syrie à la suite de la chute du président Bachar al-Assad. Ce changement de pouvoir suscite des craintes qu’une présence militaire et politique turque ne remplace l’influence iranienne dans la région. Les discussions de médiation et les tensions avec Washington et Ankara façonnent une nouvelle réalité régionale.

Diplomatie et coopération militaire

En tant que symbole du changement, le chef des servstarts de renseignement turc, Ibrahim Kalin, a récemment visité Damas, quelques jours après le renversement du régime d’Assad, et a même prié à la mosquée des Omeyyades, respectant une promesse faite par Erdogan au début de la guerre civile en 2011. Sur le plan militaire, un mémorandum d’entente a été signé pour des coopérations, et un centre d’opérations conjoint a été établi à Damas pour combattre l’État islamique.

Réouverture des frontières et commerce

Sur le front économique, tous les postes-frontière ont rouvert et un protocole a été signé pour la création d’une commission commerciale conjointe. L’objectif est d’atteindre un volume d’exportation supérieur à deux milliards de dollars d’ici la fin de l’année, tout en transformant Alep en un centre logistique régional.

Intégration des forces kurdes

Sur le plan intérieur, la Turquie intensifie ses efforts pour désarmer les forces démocratiques syriennes (SDF) et les intégrer dans les institutions de l’État syrien. Ankara cherche à convaincre les États-Unis d’interrompre leur soutien à ces forces. Le 10 mars, un accord a été conclu entre le président Achar et le commandant des SDF, Mazloum Abdi, sur cette question cruciale.

Menaces à la sécurité nationale

La Turquie considère la structure actuelle des forces kurdes comme une menace à sa sécurité nationale et fait pression pour la mise en œuvre complète de l’accord d’intégration d’ici la fin de cette année. Cette dynamique est alimentée par l’appel fait en février dernier par Abdullah Öcalan, le leader emprisonné du PKK, en faveur d’une transition vers une activité politique.

En conclusion, l’évolution de la situation en Syrie, avec l’essor de l’influence turque et la gestion des forces kurdes, représente un enjeu stratégique majeur pour Israël et la région, posant des défis significatifs aux équilibres de pouvoir établis.

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