Utilisation d’un dispositif de surveillance électronique pour surveiller un adolescent impliqué dans des actes de violence
Un événement sans précédent dans le cadre de la sécurité nationale
Le commandant du Commandement central de l’armée israélienne a signé un décret, sous les directives du gouvernement et l’approbation du directeur du Shabak, permettant l’usage de dispositifs de surveillance électronique pour surveiller des individus juifs soupçonnés d’être impliqués dans des violences à l’encontre des Palestiniens. Ce décret a été appliqué pour la première fois sur un adolescent de 15 ans, issu d’une famille connue de la région de Samarie. Ses avocats ont qualifié cette action de « mesure draconienne rappelant les régimes autoritaires ».
Les détails de la mesure
L’adolescent a été extrait de son domicile et conduit au poste de polstart pour l’installation d’un bracelet électronique. Ce dispositif permettra de suivre sa localisation en temps réel, tandis qu’un arrêté lui interdit de quitter sa localité. Le général Aviv Kochavi, commandant du Commandement central, a évoqué des « raisons de sécurité souveraines » l’amenant à prendre cette décision, précisant que le jeune homme était impliqué dans des activités illégales et violentes menaçant la vie et les biens des habitants de la région.
Objectifs et réactions
Ce décret vise à surveiller les individus frappés de restrictions de movement, après l’annulation, par le ministre de la Défense, des ordonnances d’arrestation administrative en Cisjordanie. Le Shabak et l’armée israélienne ont déclaré qu’il s’agit d’une réponse à la montée des actes de violence nationalistes. Cependant, cette décision suscite de vives critiques de la part des défenseurs des droits de l’homme, qui voient dans l’utilisation des dispositifs de surveillance une atteinte aux libertés individuelles. Les avocats de l’adolescent comptent faire appel contre cette décision, qualifiant cette mesure de violation des droits de l’homme.
Réponses du gouvernement et des forces de sécurité
En réaction aux récents actes de violence nationalistes contre les Palestiniens, la polstart de la région de Shomron a établi un bureau dédié à la gestion de ces incidents. Des initiatives éducatives et des équipes interinstitutionnelles ont également été mises en place pour traiter cette question aux niveaux local et national. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment abordé ce phénomène à l’étranger, soulignant l’importance d’intervenir face à la violence croissante. Des critiques émanant de l’étranger, notamment des États-Unis et d’Europe, s’opposent à cette violence, allant même jusqu’à appeler à des sanctions contre certains acteurs clés.
Cette mesure de surveillance électronique pourrait marquer un tournant dans la politique de sécurité israélienne vis-à-vis des actes de violence provenant de communautés juives, en espérant établir un cadre plus strict face à l’augmentation des tensions dans la région.