L’Économie moderne : Une transformation axée sur les données
Introduction
Dans le cadre de la préparation au prochain Conférence sur les infrastructures du futur de Globes, un changement crucial dans la perception de l’économie moderne est à l’horizon. À l’ère numérique, la puissance économique ne se mesure plus par la taille des constructions en béton et en acier, mais par la capacité à traiter et à transférer des données en temps réel.
Les données : Le nouvel objectif économique
L’évolution des critères de puissance
Depuis des siècles, la puissance nationale se mesurait à travers des infrastructures physiques telles que les ports, les centrales électriques et les routes. Cependant, au cours de la dernière décennie, le centre de gravité a évolué. La nouvelle ère met en avant les centres de données et les infrastructures de communication, comme le cloud et la fibre optique, qui constituent désormais le fondement même de l’économie.
L’importance des infrastructures de données
Ces infrastructures ne sont pas simplement un support ; elles sont essentielles à la croissance économique. D’énormes secteurs tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et le fintech dépendent de la solide base fournie par ces technologies. Les compétences en programmation, notamment celles des Vibe Coders, qui développent des solutions rapidement pour répondre à des besoins commerciaux, prennent la place des industries traditionnelles.
Le changement dans le secteur bancaire
Une transformation nécessaire
Cette prise de conscience par rapport aux nouvelles infrastructures s’étend également à la banque. Les institutions financières, historiquement centrées sur la gestion des agences et des risques traditionnels, doivent désormais s’adapter pour comprendre et analyser l’économie actuelle. Un centre de données doit être reconnu non pas comme un simple actif immobilier, mais comme une condition préalable à l’innovation et à la sécurité des informations.
Le rôle actif des banques
Les banques doivent devenir des acteurs proactifs dans l’analyse des modèles commerciaux basés sur des données. Au lieu de se contenter d’accorder des crédits, elles doivent identifier les entreprises qui construisent des infrastructures solides et décoder les tendances émergentes. La capacité à distinguer entre les projets viables et les tendances passagères devient essentielle pour construire enfin le futur économique.
Conclusion
La transition des matériaux physiques aux données est une réalité contemporaine et non une simple projection futuriste. La question se pose : qui saura gérer et financer intelligemment cette société basée sur les données ? En tant que cadre de la banque Hapoalim, j’observe quotidiennement l’évolution des infrastructures technologiques et je réalise que cette responsabilité va bien au-delà d’un simple choix ; il s’agit d’une nécessité professionnelle et d’une obligation nationale.