Pénurie de Transports : Un Écart Salarial de 770 Shekels Entre les Travailleurs de Taïbe et de Kfar Saba
Analyse des Disparités Économiques
Un nouveau rapport du Centre Aaron de Politique Économique de l’Université Reichman révèle que les travailleurs de Taïbe, une ville arabe, gagnent en moyenne 770 shekels de moins par mois que leurs homologues de Kfar Saba, une ville juive, uniquement à cause des lacunes dans les infrastructures de transport. Alors que les différences salariales entre les travailleurs juifs et arabes sont souvent attribuées à des écarts en capital humain et en expérience professionnelle, le chercheur Sani Ziv suggère que ces variables n’expliquent qu’une partie du problème.
Impact de l’Accessibilité des Transports
L’étude met en lumière que le faible niveau d’accessibilité des transports réduit le champ des opportunités d’emploi, prolonge les périodes de recherche d’emploi et affecte la correspondance entre employés et employeurs. Ces éléments contribuent aux salaires inférieurs observés. D’après les données, une amélioration de 10% des infrastructures de transport pourrait théoriquement augmenter les salaires de 2%.
En termes de mobilité, la recherche montre que les résidents de Kfar Saba réalisent environ 3,5 trajets en direction de Tel Aviv pendant les heures de pointe matinales, contrairement à moins d’un trajet par mois pour un habitant de Taïbe. Les temps de trajet vers d’autres zstarts d’emploi, comme Herzliya, Rishon Lezion et Ramat Gan, sont également significativement plus courts depuis Kfar Saba.
Évaluation des Écarts de Salaires
Les données statistiques révèlent un écart frappant : le score moyen d’accessibilité des transports dans les localités juives est de 87.6, tandis que celui des localités arabes n’atteint que 60.6. Le rapport estime que l’accessibilité des transports explique 16% de l’écart salarial pour les hommes, représentant une perte de revenu moyenne de 769 shekels par mois, et 18% pour les femmes, équivalant à une perte de 531 shekels.
Solutions Proposées
Pour remédier à cette situation, Sani Ziv propose une densification urbaine et l’établissement de centres urbains au sein des localités arabes. Il souligne un manque de logements et de centres d’emploi, suggérant que la création d’espaces de travail et d’habitation autour des hubs de transport public est essentielle.
Réalités du Marché du Travail
Malgré des progrès récents, les disparités dans l’emploi au sein de la société arabe demeurent prononcées. Le taux d’emploi des femmes arabes atteint environ 50%, alors que celui des femmes juives non-haredi est de 85%. Pour les hommes, le taux d’emploi est de 74% chez les Arabes, contre 88% chez les Juifs non-haredi.
Des recherches antérieures du Centre Aaron indiquaient que les écarts de niveau d’éducation représentent le principal facteur. En 2022, l’écart salarial total estimé était de 37%. Afin de réduire ces différences, les chercheurs préconisent d’augmenter le pourcentage d’individus ayant des diplômes d’enseignement supérieur, d’améliorer le taux d’emploi chez les femmes sans diplôme universitaire, ainsi que de développer des programmes de formation et des centres d’emploi.
Conclusion
Les chercheurs estiment que la réduction des écarts d’emploi entre la société arabe et la société haredi pourrait contribuer à hauteur de 0.4% à la croissance du PIB chaque année, en particulier grâce à une meilleure participation des Arabes au marché du travail. Malgré l’importance de ces initiatives, une récente ébauche de loi économique a enfin abandonné l’idée de fixer des objectifs d’emploi pour les femmes arabes, ce qui soulève des inquiétudes quant à la volonté politique d’adresser ce sujet crucial.
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