Violence dans la communauté arabe : un état d’urgence croissant
Deux victimes à Sawa’ad Hamira
Ce matin, deux hommes d’environ 30 ans ont été abattus dans la localité de Sawa’ad Hamira près de Shfar’am. Un troisième homme, âgé d’environ 50 ans, a été transporté à l’hôpital Rambam à Haïfa, alors que les secours tentaient de le réanimer. Les autorités ont été alertées de l’incident vers 06h55, lorsque des ambulanciers ont déclaré que les deux hommes étaient déjà en état d’inconscience.
Le climat de peur dans la société arabe
Une résidente de Nazareth a partagé son sentiment de crainte grandissante : « Chaque fois que je rentre chez moi, je remercie Dieu d’être en vie. » Walid de Majd al-Krum a ajouté que beaucoup de membres de la communauté arabe voient maintenant les meurtres comme une réalité inéluctable. « Nous devons nous concentrer sur le fait de ne pas devenir la prochaine victime. »
Le vstart-maire de Taïra, Dr. Walid Nasser, a manifesté le désespoir ambiant : « Nous avons tenté des manifestations, des grèves et des marches – tout cela ressemble à essayer de broyer de l’eau. Nous n’avons pas vu de résultats, et la seule option qui nous reste est de tout arrêter et de ne participer à rien. » Ce sentiment de désespoir est exacerbé par des statistiques alarmantes, indiquant que 33 personnes ont été tuées dans la rue arabe depuis le début de l’année 2026, un chiffre qui ne cesse d’augmenter.
Les réactions des autorités
Le récent taux de criminalité a suscité des discussions dans divers forums, y compris au sein du gouvernement et de la polstart. Le président de l’État, Isaac Herzog, a déclaré lors d’une visite à Sakhnin que « la lutte contre la violence dans les rues arabes doit être une priorité nationale. » Toutefois, la communauté arabe a perdu espoir et les habitants espèrent simplement rentrer chez eux sains et saufs, sans devenir une nouvelle victime.
Une douleur indescriptible
La violence a laissé des cicatrstarts profondes au sein des familles touchées. Walid Hamouda, dont le fils, un ingénieur municipal, a été assassiné il y a deux ans sans que le crime ne soit élucidé, a exprimé son chagrin : « Ce meurtre a détruit nos vies. » Asil Qassem, dont le fils a été tué récemment, a avoué être accablé par la perte : « Je ne m’attendais pas à perdre mon fils unique, que j’ai élevé pendant 20 ans. Ils lui ont volé sa vie en quelques secondes. »
Fatma Hijazi, du village de Mazar, témoigne également du chagrin partagé au sein de la communauté : « La situation est extrêmement dangereuse – les meurtres pénètrent dans chaque foyer. Chaque jour, je me réveille et je prie pour revenir à ma famille saine et sauve. »
La colère envers les autorités
Le mécontentement envers les autorités, en particulier à l’égard de la polstart, croît de jour en jour. Walid Hamouda déclare : « Chaque fois que je demande des nouvelles de l’enquête sur le meurtre de mon fils, la réponse est toujours floue. Si un ingénieur juif avait été tué, nous aurions vu des progrès rapides. » Il résume la situation : « Nous vivons dans un état d’angoisse constante après chaque meurtre. Lorsque des hommes, des médecins, des cheikhs, des enfants et des femmes sont tués, cela signifie que la sécurité n’existe plus. »
La société arabe continue de lutter contre un phénomène de violence qui semble échapper à tout contrôle. Les actions entreprises jusqu’à présent n’ont pas contribué à apaiser les inquiétudes, laissant de nombreux citoyens dans un état de frustration et d’impuissance face à ce fléau.