Après une nomination historique, la professeure juive Jennifer Mnookin à la tête de l’Université de Columbia : Un espoir contre l’antisémitisme dans un climat universitaire tendu

Après deux années tumultueuses, la professeure Jennifer Mnookin nommée présidente de l’Université de Columbia : « Nous espérons qu’elle s’attaquera à l’antisémitisme »

Nomination de la nouvelle présidente

La professeure Jennifer Mnookin, actuelle présidente de l’Université du Wisconsin-Madison, a été désignée pour prendre la direction de l’Université de Columbia à New York à partir de juillet. Cette nomination survient à un moment critique après une série de démissions au sein de l’administration, exacerbées par le conflit actuel à Gaza. Mnookin se retrouve face à la tâche de restaurer la stabilité au sein de cette institution prestigieuse.

Parcours professionnel remarquable

Agée de 58 ans, Mnookin est une juriste juive reconnue mondialement pour son expertise en droit des preuves et en prise de décision au sein du système judiciaire. Son parcours académique comprend des diplômes de Harvard, Yale et du MIT, un parcours réputé même dans les sphères académiques américaines. Avant sa fonction actuelle à l’Université de Wisconsin, elle a occupé le poste de doyen à l’École de droit de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Gestion des tensions sur le campus

Depuis l’attaque du 7 octobre, Mnookin a été l’une des premières responsables académiques à condamner l’attaque du Hamas sur des civils israéliens tout en exprimant des préoccupations concernant le nombre croissant de victimes à Gaza et la violence des deux côtés. Elle a également dû faire face à des manifestations pro-palestiniennes au sein de son université, promouvant le dialogue tout en protégeant les étudiants contre toute forme de haine ou d’incitation. Dans des lettres ouvertes à la communauté académique, elle a souligné l’importance de l’expression libre et du droit à la protestation.

Réactions à la nomination

L’organisation des enseignants et du personnel en faveur d’Israël à l’Université de Columbia a salué sa nomination, exprimant l’espoir que Mnookin pourra faire face à l’antisémitisme croissant et aux problèmes structurels qui ont émerge depuis le 7 octobre. Brian Cohen, directeur de l’organisation étudiante Hillel sur le campus, a tenu à affirmer que, malgré des défis restants, une communauté juive dynamique persiste à Columbia.

Défis à venir

Mnookin se retrouve à la tête d’une institution qui a connu des bouleversements majeurs, la présidence précédente ayant connu des critiques virulentes sur sa gestion des manifestations et de l’antisémitisme sur le campus. Elle remplacera ainsi la présidente par intérim, professeure Katrina Armstrong, qui a également démissionné après des pressions concernant son efficacité face aux troubles sur le campus.

Contexte historique

L’Université de Columbia a souffert d’une instabilité administrative, ayant enregistré quatre changements de présidence en moins de trois ans. Alors que les tensions se poursuivent concernant les manifestations contre Israël et les accidents antisémites, Mnookin devra naviguer dans ce climat délicat tout en promouvant un environnement d’apprentissage inclusif et sûr pour tous les étudiants.

Dans un climat où la tension est palpable, les attentes qui pèsent sur Mnookin sont élevées. Les membres de la communauté académique, ainsi que les étudiants, espèrent qu’elle saura apporter une direction stable et éclairée à cette institution emblématique.

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