Benjamin Netanyahu : Attente de 8 ans pour prouver son innocence, alors que Trump appelle à l’amnistie

Le procès de Benjamin Netanyahu : entre soutien politique et demandes de clémence

L’attente de Netanyahu et les réactions internationales

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu continue de clamer son innocence dans le cadre de son procès de corruption, affirmant qu’il attend depuis huit ans l’occasion de prouver sa non-culpabilité. Cependant, il semble éviter de se dissocier des appels à l’annulation de son procès émanant de certains membres de son entourage, y compris l’intervention de l’ancien président américain Donald Trump, qui a récemment exprimé publiquement son soutien. Trump a qualifié le procès de Netanyahu de « toutefois politique et injustifié », tandis que certains responsables de la coalition, tels qu’Ophir Katz, ont appelé à l’annulation immédiate du procès.

Hier soir, Netanyahu a remercié Trump sur son compte X, soulignant sa gratitude pour le soutien apporté au cours de cette période difficile. Diantre, il a déclaré : « Je remercie le président Trump pour son soutien incroyable. Comme d’habitude, vous parlez clairement et directement. » Lors d’une précédente déclaration, Netanyahu avait rejeté l’idée qu’il cherche à échapper à son procès, en affirmant : « Huit ans que j’attends ce jour. »

Les récentes étapes judiciaires

Lors de son témoignage au tribunal, Netanyahu a évoqué la demande de grâce de Trump à l’attention du président israélien Isaac Herzog, notant que de nombreux dirigeants mondiaux s’interrogent sur la légitimité de son procès. Il qualifie le dossier de « totalement absurde », défiant ainsi les assertions des procureurs selon lesquelles il aurait reçu des avantages indus, notamment des cigares d’Arnon Milchan et de James Packer, dont les sommes s’élèvent à environ 690 000 shekels.

Cependant, Netanyahu a continué à obtenir des ajournements judiciaires, citant des réunions cruciales pour des raisons diplomatiques. Le tribunal a récemment annulé une audience prévue, acceptant les explications de son avocat, indiquant que Netanyahu était engagé dans des « rencontres politiques urgentes ».

Appels à l’annulation du procès

Alors que les tentatives de suspension du procès se poursuivent, des figures de la politique israélienne soutiennent également l’idée que le procès n’aurait jamais dû commencer. Le ministre de la Juststart, Yariv Levin, a fait savoir que le procès de Netanyahu « n’aurait jamais dû être initié ». Des propositions de lois ont été avancées, visant à permettre à la Knesset d’intervenir dans le cours du procès contre un Premier ministre ou un ministre, au motif d’intérêts nationaux.

L’ancienne tête de la Cour suprême, Aharon Barak, a également appelé à un règlement amiable, avertissant que le temps pour y parvenir s’amenuise, ajoutant que Netanyahu devrait donner l’exemple en cherchant à réparer les divisions au sein du pays.

Une dynamique politique complexe

À domicile, les proches collaborateurs de Netanyahu, y compris sa femme Sara, encouragent les membres de la Knesset à appuyer les demandes d’une grâce ou d’une annulation du procès. Il est apparu que des efforts organisés visent à mobiliser des déclarations de soutien de la part des ministres du Likoud, afin de créer une pression politique supplémentaire en faveur d’une issue favorable pour Netanyahu.

À mesure que le procès se déroule dans un contexte de tensions politiques croissantes, Netanyahu est confronté à une dynamique complexe, où le soutien international et les manœuvres politiques internes se mêlent, accentuant les interrogations sur l’avenir de sa carrière politique et sur le système judiciaire israélien.

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