Commission d’enquête au Royaume-Uni : Poutine reconnu responsable de l’attentat chimique contre l’ex-agent doublé

Enquête au Royaume-Uni : Poutine a ordonné l’assassinat d’un espion avec une substance chimique

Contexte de l’attaque

Le 4 mars 2018, l’espion double Sergueï Skripal et sa fille Yulia ont été hospitalisés dans un état critique après avoir été exposés à un agent neurotoxique connu sous le nom de « Novichok » à Salisbury, en Angleterre. L’attaque a également touché un policier qui avait répondu à l’incident. Les Skripal, ayant survécu à cette tentative d’assassinat, avaient été précédemment impliqués dans une affaire de trahison envers la Russie, qui leur avait valu une peine de prison avant leur échange dans un accord entre nations.

Conclusions de la commission d’enquête

Aujourd’hui, une commission d’enquête britannique a établi sans équivoque que le président russe Vladimir Poutine avait ordonné l’assassinat de Skripal. Présidé par l’ancien juge de la Cour suprême, Anthony Hughes, le rapport a affirmé que les autorités russes étaient responsables de l’utilisation du poison, qui a été dissimulé dans un flacon de parfum. Cette enquête a également souligné que le flacon contenait une quantité de poison suffisamment élevée pour potentiellement contaminer des milliers de personnes.

Hughes a déclaré : « Je suis convaincu que l’opération d’assassinat de Sergueï Skripal a dû recevoir un feu vert des plus hauts niveaux, en particulier du président Poutine. » Les deux suspects russes impliqués dans l’attaque ont quitté le Royaume-Uni peu après l’incident, affirmant à la télévision russe qu’ils étaient de simples touristes.

Les conséquences de l’attaque

La commission a également lié cette attaque aux conséquences tragiques qui en ont découlé, notamment la mort de Dawn Sturgess, une mère de trois enfants, qui a été exposée au Novichok après avoir trouvé le flacon abandonné. Selon le rapport, les auteurs de l’attaque et leurs supérieurs, y compris Poutine, portent une « responsabilité morale » dans la mort de Sturgess.

La Russie a nié toute implication dans cet incident, Poutine ayant qualifié Skripal de « traître » et affirmé que le Kremlin n’avait aucun intérêt à le voir disparaître. Cependant, les découvertes de l’enquête ont conduit le gouvernement britannique à annoncer de nouvelles sanctions contre le GRU (les servstarts de renseignement militaires russes) et à convoquer l’ambassadeur russe pour protester contre ce qui a été décrit comme une « campagne prolongée d’activités hostiles ».

Réactions et implications

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a réagi aux conclusions en déclarant que celles-ci rappellent le mépris du Kremlin pour la vie des innocents et que la mort tragique de Sturgess devrait servir de rappel à la communauté internationale de la nature agressive de la Russie.

L’agent neurotoxique Novichok fait partie de l’arsenal de la guerre chimique développé par l’URSS pendant la guerre froide, et son utilisation dans cette affaire a soulevé de vives inquiétudes concernant la sécurité mondiale et les tactiques de l’État russe.

L’enquête et ses conclusions ont renforcé le besoin de vigilance et de réponse internationale face aux menaces émergentes liées aux armes chimiques et aux activités d’espionnage.

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