Décision du tribunal : 500 Bédouins de Ras Jara’a expulsés pour l’élargissement de Dimona, au cœur d’un débat sur les droits fonciers

Pénalité judiciaire pour les habitants du village bédouin de Ras J’raaba

Décision de la Cour suprême

La Cour suprême d’Israël a rejeté l’appel des habitants du village bédouin non reconnu de Ras J’raaba, confirmant ainsi leur expulsion dans un délai de 90 jours. Les juges ont souligné que l’absence de solution alternative pour ces résidents ne justifie pas le retard du processus d’évacuation.

Contexte de l’expulsion

Cette décision intervient dans le cadre d’un projet d’extension de la ville de Dimona. L’organisation représentant le village bédouin a fait valoir que le plan d’expansion de Dimona avait été annulé dans un autre processus judiciaire, décrivant ainsi cette décision comme un « légitimement juridique d’une politique de destruction, d’expulsion et de judaïsation ».

Le tribunal a permis l’évacuation d’environ 500 bédouins, en validant la position du Fonds national juif (Keren Kayemeth LeIsrael) qui avait annulé l’autorisation d’utilisation des terres données aux bédouins, ces derniers revendiquant des droits sur ces terres depuis de nombreuses années. Bien que l’État ait proposé aux habitants de Ras J’raaba d’acheter des terres dans un nouveau quartier à Dimona, ils ont refusé cette offre.

Espoir d’un dialogue constructif

Les juges ont exprimé leur espoir qu’une solution alternative puisse être trouvée pour les habitants. Le juge Hillel Klinger a déclaré : « Bien que jusqu’à présent les appelants aient refusé de coopérer avec le fonds national, j’espère sincèrement qu’avec cette décision, ils sauront établir un dialogue constructif, ce qui pourrait mener à une solution satisfaisante. »

Le juge Noam Solberg a ajouté que la juststart exige qu’on n’encourage pas ceux qui occupent illégalement des terres à bloquer tout règlement de relocalisation proposé, entraînant ainsi des préjudstarts pour le public.

Réactions à la décision

Le centre « Adalah », qui représente les habitants bédouins, a condamné la décision de la Cour suprême, affirmant qu’elle constitue une nouvelle illustration de l’utilisation des mécanismes juridiques pour promouvoir une politique coloniale. L’organisation a blâmé le système judiciaire d’avoir légitimé des principes d’apartheid, transformant ainsi la présence des bédouins arabes sur leur terre en illégale.

Les opposants à la décision pointent également que, malgré le retour du projet d’extension de Dimona à la commission régionale pour réévaluation, la Cour suprême a maintenu l’expulsion des habitants bédouins, témoignant ainsi d’une adhésion à la logique de judaïsation du territoire.

Conclusion

La décision de la Cour suprême souligne les tensions persistantes concernant les droits des bédouins en Israël et la gestion des terres. Le développement futur de Dimona et les conditions de relocalisation pour les habitants de Ras J’raaba demeurent des enjeux cruciaux qui nécessiteront un dialogue et une coopération renouvelés entre les parties concernées.

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