La Poursuite de l’Enquête sur la Corruption au sein de l’Union des Travailleurs de la Polstart
Demande de Suspension d’Activités
Les enquêteurs de l’unité nationale de lutte contre la fraude (YAHALOM) ont déposé une demande au tribunal de première instance de Rishon Lezion visant à interdire à Arnon Bar-Dov, le président de l’Union des Travailleurs, et à Ezra Gabay, un agent d’assurance, d’exercer leurs activités professionnelles pour une durée de 90 jours. Cette demande intervient alors que leur assignation à résidence touche à sa fin. Bar-Dov et Gabay sont soupçonnés de corruption dans le cadre de l’affaire connue sous le nom de « Main qui Serre la Main ».
Détails de l’Affaire
L’enquête concerne des allégations selon lesquelles Bar-Dov aurait reçu des pots-de-vin de Gabay en échange de la transmission de dossiers d’assurance de dizaines de milliers d’employés au bureau de Gabay. Selon l’avocat de Bar-Dov, Me Micha Piatman, une contestation de cette suspension sera formulée lors de l’audience. L’avocat de Gabay, Me Moshe Zchut, a indiqué que certaines restrictions sur le travail de son client avaient été levées, lui permettant de travailler depuis son bureau à domicile, tout en continuant à respecter l’interdiction liée aux sujets d’investigation.
Conséquences pour l’Union
Les enquêteurs estiment qu’il serait inapproprié que Bar-Dov reprenne ses fonctions au sein de l’Union, compte tenu des implications de l’affaire qui a vu de nombreux membres de la direction de l’organisation être interrogés, tant comme témoins que comme suspects. Cependant, à ce stade, aucune décision n’a été prise au sein de l’Union concernant la répartition des responsabilités de Bar-Dov, qui est suspendu depuis un mois et demi. Bien que l’assemblée de l’Union soit attendue pour approuver le budget de l’organisation, l’absence de Bar-Dov, toujours en assignation à résidence, pourrait compliquer la situation.
L’Évolution de l’Enquête
Les enquêteurs continuent de traiter une grande quantité de preuves collectées, incluant des milliers de documents et des contenus provenant de téléphstarts et d’ordinateurs. Plus de 350 personnes ont déjà été interrogées dans le cadre de cette affaire, ce qui laisse présager que l’enquête pourrait s’étendre sur plusieurs mois supplémentaires. Un haut responsable de la polstart a récemment déclaré qu’il ne voyait pas comment cette affaire pourrait se conclure sans inculpations.
Les principaux suspects, Bar-Dov et Gabay, nient les accusations qui pèsent sur eux. Alors que Bar-Dov avait d’abord refusé avoir reçu des fonds de Gabay, il aurait ensuite rétracté ses déclarations, expliquant qu’il s’agissait d’un prêt, suite à une écoute clandestine présentant des preuves contraires. Lors d’un affrontement entre les deux hommes, Gabay a persisté à contester les allégations.
Avec l’évolution des événements, l’attention se tourne à présent vers la procédure judiciaire qui déterminera les prochaines étapes dans cette affaire complexe de corruption au sein de l’Union des Travailleurs.