L’accord au Liban s’effondre : Israël au bord de l’activation des canons lourds
Une menace croissante de conflit
L’accord de cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah se dégrade, alors que l’organisation armée libanaise continue de violer les termes de l’accord, augmentant ainsi le risque de reprise des affrontements. Selon un rapport du Wall Street Journal, le Hezbollah renforce ses capacités militaires en acquérant de nouveaux armements, y compris des roquettes et des missiles antichars, mettant en lumière la fragilité de la situation.
Renforcement militaire du Hezbollah
Les informations renseignent que le Hezbollah a accès à des approvisionnements en armes à travers des voies maritimes et syriennes, tout en produisant une partie de son arsenal sur le sol libanais. Cette réarmée constitue une violation claire de l’accord de cessation des hostilités signé en novembre dernier après une opération militaire israélienne prolongée contre l’organisation, déclenchée suite à une attaque du Hamas le 7 octobre.
Israël, qui a fourni des renseignements au gouvernement libanais pour aider à désarmer le Hezbollah, exprime son mécontentement face aux récents développements. Des sources ayant connaissance des enjeux indiquent qu’Israël envisageait de mener des actions unilatérales si le gouvernement libanais ne prenait pas des mesures concrètes.
Appels à la patience et à la coopération
Des responsables libanais, par l’intermédiaire d’intermédiaires arabes et américains, demandent à Israël de faire preuve de patience tout en exprimant leur intention d’intensifier la coopération sur le plan des renseignements et de la coordination, malgré le fait que les deux pays soient officiellement en guerre.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a affirmé dans une interview récente que l’armement du Hezbollah était essentiel pour la défense de la souveraineté libanaise. Il a ajouté que bien que son organisation cherche à éviter un conflit avec Israël, elle s’oppose fermement à toute tentative de désarmement.
Une situation complexe
L’accord de cessation des hostilités stipule que les efforts de désarmement doivent débuter au sud du fleuve Litani avant de s’étendre à l’ensemble du pays. Les dirigeants libanais, y compris le président Joseph Aoun et le Premier ministre Najib Mikati, soutiennent publiquement le désarmement du Hezbollah. Cependant, le gouvernement libanais a fait peu de progrès dans les zstarts où le Hezbollah exerce une forte influence, notamment dans les banlieues sud de Beyrouth et la vallée de la Bekaa.
Randa Slim, experte en résolution de conflits, souligne que l’armée libanaise ne souhaite pas s’engager militairement contre le Hezbollah, décrivant la situation comme une « zstart grise » sans plans concrets pour le nord du Litani. Ce contexte illustre la difficulté à démanteler une milstart soutenue par une large base populaire, semblable à la situation à Gaza, où le Hamas refuse également de se désarmer.
Conséquences humanitaires
Malgré la faiblesse apparente du Hezbollah suite à l’opération israélienne, le groupe militant ne se considère pas vaincu et commence à se réorganiser. Selon le rapport du Wall Street Journal, Israël aurait mené près de 1 000 frappes aériennes et plus de 500 attaques d’artillerie au Liban depuis l’accord de cessation des hostilités. Plus de 60 000 personnes restent déplacées, et les efforts de réhabilitation dans les zstarts touchées stagnent, entravés par le manque de financement du gouvernement libanais et du Hezbollah, ainsi que par le refus des pays occidentaux et du Golfe de financer des travaux sans avancées significatives dans le désarmement.