Le Chaos au Bagatz : Gantz Appelle à l’Emprisonnement des Perturbateurs
Contexte des Émeutes en Salle d’Audience
Des incidents violents ont éclaté lors d’un débat au Bagatz, portant sur les recours juridiques contre la nomination de l’ancien juge Yossef Ben Hamo pour superviser l’enquête sur la fuite d’une vidéo liée à Shdé Tsiman. Ces troubles ont entraîné l’ordre du président de la Cour suprême, le juge Yitzhak Amit, d’évacuer le public de l’audience.
Réactions Politiques
Benny Gantz, président de la faction Kahol Lavan, a qualifié ces interruptions de « perturbation insupportable » et a exhorté à l’arrestation des coupables. « Ce ne sont pas des manifestations, mais une tentative d’intimidation envers l’autorité judiciaire, » a-t-il déclaré, soulignant les dangers de transformer le tribunal en une arène politique.
Le député Gilaad Kariv des Démocrates a accusé les manifestants d’avoir pour cible l’intégrité du procès. Selon lui, ces actions visent à saper la confiance du public dans le système judiciaire.
Incidents en Salle de Tribunal
Au cours de l’audience, un spectateur a crié des insultes au président de la Cour Suprême, ce qui a suscité une réponse énergique de celui-ci. Amit a fait remarquer que ces comportements ne sont pas typiques d’une démocratie fonctionnelle. « Nous ne sommes pas au théâtre, » a-t-il souligné, alors que des applaudissements de la part du public ont également été signalés, ce qui a conduit à la suspension temporaire de l’audience.
Le député Tali Gottlieb (Likoud) a également fait des commentaires durant les débats, attirant l’attention des juges. Malgré plusieurs avertissements, elle n’a pas été escortée hors de la salle.
Appels à la Responsabilité
Le président de la Commission de la Constitution, Smotrich Rottman, a critiqué le système judiciaire, le qualifiant de « déconnecté » de la réalité populaire. Il a décidé de soutenir la « liberté d’expression » des perturbateurs, remettant en question l’autorité des juges.
Réactions de l’Opposition
Yaïr Lapid, chef de l’opposition, a pointé du doigt le comportement de Gottlieb et des membres de « Koeach 100 », qualifiant leurs actions d’irresponsables et contraires aux valeurs démocratiques. Il a ajouté qu’en des temps normaux, les hauts responsables auraient été les premiers à défendre le respect dû aux tribunaux.
Conséquences de l’Intimidation
Le juge Amit a exprimé son indignation face à la répétition de tels incidents. Il a averti que ces comportements constituent une menace sérieuse pour la démocratie israélienne. « Nous devons nous assurer que les tribunaux ne deviennent pas le lieu de disputes politiques, » a-t-il insisté.
Appels à l’Action
Face à la montée de la violence et à l’intimidation dans les tribunaux, des voix s’élèvent pour la nécessité d’un dialogue constructif, loin des affrontements. Le député Kariv plaide pour que les audiences futures liées à cette affaire soient diffusées au public sans la présence physique d’un auditoire pouvant nuire aux procédures judiciaires.
Les réactions aux incidents au Bagatz témoignent de divisions profondes au sein de la société israélienne et des défis auxquels l’état de droit fait face dans un climat de tensions politiques croissantes.