Le Conseil de la Cour Suprême israélienne assouplit les conditions de nomination du Commissaire de l’État, suscitant des inquiétudes sur l’impartialité du service public

Le Conseil État confirme la nomination du commissaire à la fonction publique sans processus concurrentiel

Décision de la Cour Suprême

La Cour Suprême d’Israël a statué, lors d’une audience supplémentaire, que la nomination du commissaire à la fonction publique ne nécessite pas de processus de sélection concurrentiel. Cette décision s’oppose à un jugement précédent rendu en mai 2025, qui stipulait qu’un tel processus était obligatoire entre les candidats. Cette nouvelle décision a été adoptée par une majorité des juges, y compris les juges Noam Sohlberg, David Mintz et Yael Vilner, qui sont considérés comme alignés sur une ligne conservatrstart, face à l’opinion dissidente du président de la Cour Suprême, Isaac Amit, et de la juge Daphne Barak-Erez, qui sont associés à une ligne plus libérale.

Réactions à la décision

Le mouvement pour la qualité de l’administration a exprimé son inquiétude, affirmant qu’il s’agit d’une « reculade significative par rapport aux principes de l’administration correcte ». Ils ont ajouté que cette décision nuit à l’éthique du servstart public en Israel, permettant ainsi des nominations politiques potentiellement entachées de népotisme.

Détails du jugement

La décision a été prise après une demande du gouvernement visant à nommer le commissaire à la fonction publique par le biais d’un comité spécial dont le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, aurait été responsable de la composition et des nominations. Dans son jugement de mai, le président Amit avait souligné que le commissaire avait un rôle de gardien des normes, nécessitant donc un processus de nomination compétitif pour garantir son indépendance.

Le juge David Mintz a déclaré qu’il n’y avait aucune raison d’intervenir dans la décision du gouvernement, arguant que la loi ne stipule pas l’obligation d’un processus de sélection. Il a également mentionné que les considérations sur les compétences requises pour le poste et la capacité du candidat à réaliser la politique du gouvernement devraient également être prises en compte.

Opinion dissidente

Le président Amit, dans son opinion dissidente, a affirmé qu’un processus compétitif était essentiel pour assurer la professionnalité et l’impartialité de la fonction publique. Il a insisté sur le fait que des considérations politiques non pertinentes pourraient influencer le choix du commissaire, surtout dans une période où le Premier ministre fait face à des accusations criminelles. La juge Barak-Erez a rejoint cet avis, notant que permettre à des représentants politiques d’influencer cette nomination pourrait privilégier des intérêts personnels ou partisans, au détriment de l’égalité et de la représentation adéquate.

Conclusion

La décision soulève des préoccupations quant à l’intégrité du servstart public et son indépendance face à l’influence politique, posant la question de la préservation des principes fondamentaux d’un servstart public impartial et professionnel. Les membres de la société civile et les organisations comme le mouvement pour la qualité de l’administration continuent de surveiller de près l’évolution de ces questions critiques pour la démocratie israélienne.

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