Le destin du candidat de Netanyahu à la tête du Mossad en jeu : témoignage décisif sur des versions contradictoires d’un général

Mémoires Contradictoires ? Une Déposition Cruciale sur la Nomination de Romain Gofman à la Direction du Mossad

Enquête sur l’Affaire Almakias

La commission Grunis a décidé d’approfondir l’enquête sur l’affaire du jeune Uri Almakias, qui aurait été manipulé par le général Romain Gofman dans le cadre d' »opérations d’influence ». Almakias a été incarcéré pendant plus d’un an suite à cette implication. Gofman, secrétaire militaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu et nommé par ce dernier à la tête du Mossad, a précédemment nié tout lien avec le jeune homme et doit témoigner bientôt devant la commission. Sa déposition pourrait déterminer si Gofman a présenté des versions contradictoires concernant son implication dans cette affaire.

Audiences et Témoignages

La commission Grunis a déjà entendu Gofman, responsable de juger si les candidats à des postes de haut niveau respectent les normes éthiques. Les membres de la commission ont décidé d’entendre également les déclarations de l’armée, qui a réalisé une enquête sur cette situation. Un officier supérieur, le colstartl G., devra comparaître prochainement pour témoigner. Son témoignage est perçu comme crucial pour décider du sort de la nomination de Gofman.

En tant qu’ancien commandant de la 210e division, Gofman auraient permis à deux agents de renseignement d’exploiter Almakias, qui n’avait alors que 17 ans, pour publier des informations sensibles sur ses réseaux sociaux afin de susciter des « opérations d’influence ». Almakias a été interrogé par le Shabak (servstart de sécurité intérieure d’Israël), détenu dans des conditions strictes, et a finalement été accusé d’espionnage.

Conséquences de l’Enquête

Si la déposition de G. établit que Gofman a effectivement fourni des versions différentes sur son rôle dans l’utilisation d’Almakias, sa nomination pourrait être rejetée. En revanche, si G. clarifie que Gofman n’a pas donné d’informations contradictoires, il est probable que la candidature soit approuvée.

Au cours de son témoignage, Gofman aurait déclaré qu’il ne connaissait pas Almakias et qu’aucune opération d’influence n’avait été menée dans sa division. Le chef d’état-major, le général Aviv Kochavi, ainsi que le directeur du Mossad, David Barnea, ont exprimé leur soutien envers Gofman devant la commission.

Soutien Politique

Benjamin Netanyahu a également été entendu par la commission Grunis, où il a présenté ses raisons pour soutenir la nomination de Gofman, louant son travail en tant que secrétaire militaire. Alors que l’enquête se poursuit, la décision concernant la nomination de Gofman à la direction du Mossad sera cruciale pour le Premier ministre et pour les enjeux éthiques de la sécurité en Israël.

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