Le gouvernement israélien établit une équipe pour définir les pouvoirs de la commission d’enquête
Composition de l’équipe ministérielle
L’équipe de ministres qui élaborera les recommandations concernant les pouvoirs de la commission d’enquête, que le gouvernement prévoit de mettre en place, a été annoncée par le secrétaire gouvernemental, Yossi Fox. Cette équipe comprendra notamment les ministres Itamar Ben Gvir, Bezalel Smotrich, Orit Strook, Zeev Elkin, Avi Dichter, Gila Gamli’el, Amichai Eliyahu, et Amichai Shikli, sous la direction du ministre de la Juststart, Yariv Levin.
Mandat et enjeux de la commission d’enquête
Cette nouvelle commission vise à définir quels sujets, notamment ceux liés aux événements du 7 octobre, seront abordés dans le mandat de l’enquête. Contrairement à une commission d’enquête nationale, le gouvernement aspire à créer une structure qui reflète une large acceptation publique.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exprimé son opposition à la formation d’une commission d’enquête nationale depuis le début de la guerre, mentionnant que « l’opposition appelle à une commission d’enquête nationale en tout en sachant qu’une grande partie de la population ne soutiendrait pas la composition des examinateurs. »
Contexte décisionnel
La décision gouvernementale de cette semaine fait suite à des développements récents concernant des pétitions déposées auprès de la Cour suprême pour la création d’une commission d’enquête nationale. Les juges ont instruit le gouvernement de fournir des mises à jour sur l’avenir de cette proposition, affirmant qu’il n’y a pas de désaccord sérieux sur la nécessité d’une telle commission possédant des pouvoirs d’enquête étendus.
La décision stipule que le gouvernement devra informer la Cour suprême dans un délai de 60 jours sur l’établissement de la commission d’enquête.
Réactions de l’opposition
Yaïr Lapid, le chef de l’opposition, a déclaré que l’opposition ne serait pas disposée à accepter une commission d’enquête dont la nature ne serait pas nationale. Il a précisé que son parti, Yesh Atid, verrait l’établissement d’une commission d’enquête nationale comme une condition préalable à la formation d’une éventuelle future coalition gouvernementale.
Cette dynamique souligne les tensions politiques actuelles et les divergences sur la manière de traiter les événements tragiques du 7 octobre, mettant en évidence le besoin d’un consensus au sein de la société israélienne pour aller de l’avant face à cette épreuve.