Le Premier Ministre du Qatar : « Notre soutien à Gaza a été bipartisan en Israël »
Engagement envers les Palestiniens
Le Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères du Qatar, Mohammed Al-Thani, a réaffirmé lors du Forum de Doha que le soutien de son pays aux Palestiniens ne faiblira pas. Tout en insistant sur la nécessité d’assumer la responsabilité, il a déclaré que le Qatar ne financera pas la reconstruction de ce qui a été détruit par Israël. « Nous continuerons à soutenir le peuple palestinien, mais nous ne paierons pas pour la reconstruction de ce que d’autres ont détruit », a-t-il précisé.
Comparaison avec la guerre en Ukraine
Al-Thani a comparé la situation à Gaza à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, affirmant que, tout comme on attend de Moscou qu’elle répare les dommages causés par son invasion, Tel Aviv doit également être responsable des destructions à Gaza. « Si la question palestinienne reste sans solution, les tensions pourraient à nouveau s’escalader », a-t-il alerté, soulignant que l’occupation israélienne et les violations continues menaçaient de raviver le conflit.
La Position du Qatar sur le Hamas
En ce qui concerne les relations avec le Hamas, Al-Thani a rejeté les accusations selon lesquelles la Qatar financerait l’organisation. Il a expliqué que l’aide accordée aux Gazéens a été transparente et supervisée par les États-Unis, en précisant que la relation avec le Hamas date d’une demande des États-Unis remontant à 13 ans. Il a également évoqué que l’attaque contre les dirigeants du Hamas à Doha avait été un choc pour les États-Unis, étant donné leur rôle de médiateur dans les efforts de paix dans la région.
La Situation Politique en Israël
Dans un contexte général, alors que le gouvernement israélien insiste sur le retour des otages avant d’avancer dans les négociations, les États-Unis travaillent à la mise en place d’un cadre international de stabilisation, le ISF. Cependant, l’absence de contributions arabes et musulmanes pour envoyer des troupes à Gaza complique les efforts. Des pays comme l’Azerbaïdjan ont initialement exprimé leur volonté d’envoyer des soldats, mais des pressions, comme celles de la Turquie, ont affecté ces intentions.
Les Préférences des Forces Israéliennes
Israël s’oppose fermement à l’idée d’accueillir des forces turques ou qataries, préférant une collaboration avec des pays tels que l’Azerbaïdjan et l’Indonésie. Cependant, la réaction du Hamas à la mise en place du ISF soulève des préoccupations quant à la sécurité des troupes internationales, rendant la situation sur le terrain de plus en plus précaire.
Les développements actuels montrent la complexité des relations régionales et le besoin urgent d’une solution durable à la question palestinienne pour éviter une nouvelle escalade du conflit.