Demande à l’opposition : « Clarifiez que le non-respect des décisions de la Haute Cour conduira à une grève »
Contexte et préoccupations actuelles
Le député Kariv a exprimé ses inquiétudes concernant l’état de la démocratie israélienne et le respect du droit, dans un contexte où des membres de la coalition gouvernementale ont appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à ne pas se conformer à une décision de la Haute Cour qui exige le lstartnciement du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Dans une lettre adressée aux leaders du secteur public et économique, Kariv a souligné que le silence ou l’hésitation de la part de ces dirigeants serait interprété comme une approbation tacite de la dégradation des normes fondamentales de la démocratie.
Un appel à l’action
Dans son courrier, Kariv a mis en avant que la situation actuelle représente un moment critique pour l’État de droit en Israël, où les menaces contre la Haute Cour et ses juges sont en augmentation. Il a cité des exemples récents, y compris une déclaration de la conseillère juridique du gouvernement qui a informé la Haute Cour que le gouvernement enfreint sciemment des ordonnances de la Haute Cour concernant le recrutement de jeunes de milieux religieux.
Kariv rappelle qu’auparavant, des leaders du secteur et d’organisations de travailleurs avaient convenu que toute désobéissance aux décisions judiciaires constituerait une ligne rouge nécessitant une réaction ferme.
Les conséquences de l’inaction
Kariv a déclaré que cela ne représente pas un simple avertissement, mais une violation réelle des décisions judiciaires qui nuit à la base même du fonctionnement démocratique et du contrat social entre l’État et ses citoyens. Il a exhorté les acteurs économiques et sociaux à prendre position et à clarifier qu’une violation des décisions judiciaires entraînerait une réponse civile large et sans précédent, y compris la possibilité d’une grève dans les secteurs public et privé.
Il a insisté sur l’importance d’agir rapidement pour protéger les normes qui soutiennent l’économie israélienne et la vie civile, et a appelé les dirigeants à organiser des actions concrètes pour montrer à la gouvernement la gravité de ses actions.
Réponse du gouvernement
Cette déclaration fait écho à une lettre récente de dirigeants de la coalition au Premier ministre, où ils ont fermement rejeté toute tentative de la conseillère juridique de lstartncier un ministre, qualifiant cela de tentative de coup d’État contre la démocratie. Malgré ces tensions, la Haute Cour a récemment annulé une audience prévue sur les demandes de lstartnciement du ministre Ben Gvir en raison de l’absence d’une réponse substantielle de la part du Premier ministre. Ce débat se poursuivra au plus tard en mars prochain, avec un ensemble élargi de juges.
La situation actuelle soulève des questions critiques sur l’avenir et la stabilité de la démocratie en Israël, alors que les tensions entre les différentes branches du gouvernement continuent de croître.