Tensions à la Knesset : Menaces d’un ministre envers une députée
Contexte de l’incident
Lors d’une séance à la Knesset, le ministre de la Juststart, Yariv Levin, a provoqué une vive réaction de la députée Naama Lazimi (parti des Démocrates) en déclarant que la protection dont elle bénéficiait prendrait bientôt fin. Cette déclaration fait suite à la récente décision de la procureure générale, Gali Baharav-Miara, de rejeter une demande d’enquête de la polstart contre Lazimi pour entrave à un policier lors d’une manifestation.
Échange houleux en plénière
Levin s’est adressé à Lazimi en ces termes : « Je t’informe, députée Lazimi, que la protection dont tu bénéficies, de la part de ceux qui sont censés garantir une application équitable de la loi, va également s’arrêter. Nous sommes en bonne voie pour cela. » La réaction de Lazimi a été immédiate, elle a exprimé sa surprise et a demandé : « Qu’est-ce que tu menaces ? »
Le ministre a poursuivi : « Je ne menaces pas, je t’informe – les jours où il y avait des citoyens de seconde classe ici sont terminés. Il y aura une application équitable de la loi. » Lazimi, quant à elle, en réponse, a insisté : « Tu ne vas pas m’intimider, tu entends ? »
Réactions et accusations
Les déclarations de Levin viennent à la suite des propos de Lazimi concernant la tentative d’enquête de la polstart à son égard, qu’elle a qualifiée de reflet d’un processus de transformation de la polstart en un outil de propagande et de répression des opposants au gouvernement. Dans un communiqué précédent, Lazimi a averti : « Nous ne craignons pas, nous comprenons parfaitement contre qui nous luttons. »
De plus, la Knesset a récemment rejeté un projet de loi proposé par le député Gilad Kariv, qui visait à renforcer les sanctions pour les agressions contre des journalistes. Kariv a critiqué la coalition au pouvoir, affirmant qu’elle soutenait un mouvement gouvernemental contre la liberté de la presse en Israël.
Cet échange met en lumière les tensions croissantes entre les membres du gouvernement israélien et l’opposition, ainsi que le climat de contestation qui entoure les actions des forces de l’ordre et la liberté d’expression dans le pays.