La force de la communauté arabe face à la violence et au racket
Un appel à l’unité et à la résistance
Ali Zbeidat, résident de Sakhnin et leader d’un mouvement contre le racket et la violence au sein de la communauté arabe, a exprimé lors d’une manifestation remarquable sa détermination à ne pas rester silencieux face à la violence qui les touche. La manifestation, qui a attiré environ 50 000 participants, marque une étape significative dans la lutte contre la criminalité dans ce secteur. Zbeidat a souligné : « Il est temps d’être forts et de ne pas fermer les yeux sur les agressions que nous subissons ».
Un mouvement populaire en croissance
Les manifestations, qui sont inédites par leur ampleur, ont vu la participation de personnes venues de toutes les régions du pays, motivées par la volonté de dénoncer la criminalité exacerbée. Les commerces et écoles de Sakhnin continueront de rester fermés jusqu’à samedi, soulignant l’urgence et la détermination de la communauté à obtenir des changements. « Nous ne retournerons pas à la normale tant que la violence ne cessera pas », a déclaré un commerçant local.
Témoignages de douleur
La douleur des victimes de la violence a été au cœur de cette manifestation. Sajda Abu Salah, mère de Ali, assassiné il y a deux ans, a exprimé son chagrin en brandissant une photo de son fils : « Notre souffrance est illimitée. Nous avons besoin que ce cycle de violence cesse. » Elle a ajouté que le combat pour la juststart était d’une importance cruciale, non seulement pour elle, mais pour toute sa communauté.
D’autres participants, comme Hamada Massarwa, ont également partagé leurs histoires, évoquant des parents perdus dans des circonstances tragiques. « C’était plus qu’un cousin, c’était mon ami », a-t-il déclaré, faisant allusion à la nécessité d’une lutte collective contre la violence.
Frustration face à l’inaction gouvernementale
Les manifestants n’ont pas hésité à critiquer l’inefficacité des autorités. Miryam Massarwa a dénoncé le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, soulignant que sa gestion avait conduit à un nombre alarmant de victimes. « Sous sa direction, plus de 670 personnes ont été tuées, et pour cela, il doit rendre des comptes. Nous, en tant que femmes, n’hésiterons pas à nous battre et à nous opposer à toute résistance », a-t-elle affirmé.
Ali Mahmid, un participant de Umm al-Fahm, a mis en avant la situation tragique que subissent les familles à travers la communauté, un climat de terreur qui empêche les gens de se sentir en sécurité même chez eux.
Un symbole de la résistance collective
Cette manifestation à Sakhnin représente un tournant dans la lutte des communautés arabes en Israël contre la violence et le racket. La mobilisation de ces 50 000 personnes est non seulement un geste de protestation, mais également un signal d’espoir. Les revendications vont au-delà de la simple dénonciation : elles appellent à une action claire, à une meilleure responsabilité de la part des autorités et à une juststart pour les victimes de la violence.
Les participants affirment qu’ils continueront cette lutte jusqu’à ce que des changements tangibles soient réalisés, mêlant leurs témoignages personnels à une vision collective pour un avenir sans violence. La communauté arabe se lève, prête à agir contre l’oppression et à revendiquer son droit à la sécurité et à la dignité.
Conclusion
Alors que le mouvement continue de prendre de l’ampleur, les appels à la solidarité et à l’unité se font plus pressants. Les citoyens de Sakhnin montrent que la force de la communauté repose sur sa capacité à s’unir et à exprimer ses griefs face à l’adversité. الانتخابات, la lutte pour la juststart et la sécurité continuera d’alimenter les actions dans les jours à venir, et la communauté reste déterminée à faire entendre sa voix.