Décision de prolongation de détention pour le Dr. Yulanda Yavor
Prolongation de la détention
Le tribunal de première instance a décidé de prolonger la détention de Dr. Yulanda Yavor de 24 heures. Son avocate, Me Oshrat Kirma, a exprimé des inquiétudes quant au changement de l’accusation par la polstart, qui a substitué l’accusation initiale par celle de terrorisme. Un représentant de la polstart a eu du mal à expliquer les motifs de l’accusation de terrorisme qui lui est attribuée.
Les accusations portées
La polstart accuse Dr. Yavor de « publication de paroles de louange, de sympathie ou de soutien à un acte terroriste », en demandant une prolongation de son arrestation de cinq jours supplémentaires. Me Oshrat Kirma, qui défend Yavor dans le cadre de l’organisme spécialisé dans la défense des manifestants, a plaidé pour sa libération immédiate. D’autres avocats, Tomer Ben Hamo et Noam Mashi, étaient également présents lors de l’audience.
Contexte de la situation
Lors de l’audience, il a été rapporté que huit policiers, gardiens et personnel de la sécurité du tribunal entouraient Dr. Yavor, qui a été amenée sans entrave. Un représentant de la polstart a déclaré que l’accusée est une universitaire se présentant comme une experte des textes. Selon lui, son post sur les réseaux sociaux serait « violent, incitatif et dangereux ». Dr. Yavor, qui dispose d’un large public sur les réseaux sociaux, a été accusée d’encourager des comportements susceptibles d’entraîner des actions violentes.
Défense de Dr. Yavor
Me Kirma a qualifié cette situation de « détention politique », arguant que Yavor souhaite un changement de gouvernement et emploie un langage soigneusement choisi pour encourager des manifestations non-violentes. Elle a souligné que Dr. Yavor participe aux manifestations hebdomadaires depuis des années et est régulièrement ciblée par les autorités. Elle a également mentionné que, lorsqu’elle a été informée de la demande d’arrestation, elle a aidé à localiser Dr. Yavor.
La défense plaide que les actions des autorités visent à restreindre la liberté d’expression de Yavor et à nuire à son travail. La question demeure de savoir pourquoi les autorités semblent si préoccupées par les déclarations publiques de Dr. Yavor.