Réforme budgétaire en péril : les deux tiers des mesures pourraient être exclues de la législation rapide, suscitant l’inquiétude au ministère des Finances

Le Conseil Juridique Recommande de Diviser Deux Tiers de la Loi sur les Réformes

Recommandations du Conseil Juridique de la Knesset

Le Conseil juridique de la Knesset, dirigé par l’avocate Shagit Afik, a publié aujourd’hui son avis concernant le projet de loi sur les réformes budgétaires pour l’année 2026. Cet avis suscite des préoccupations au sein du ministère des Finances, car il préconise de retirer environ deux tiers des articles de la loi sur les réformes du parcours législatif accéléré et de les traiter par des procédures législatives ordinaires.

Pertes Potentielles de Réformes Clés

Parmi les réformes menacées, on trouve celle concernant le secteur laitier, qui est considérée comme une transformation majeure du marché en Israël, historiquement géré de manière centralisée depuis la formation de l’État. Le conseil juridique souligne le manque de préparation et d’expertise dans l’élaboration de cette réforme, en mentionnant des problèmes juridiques substantiels, notamment en ce qui concerne les droits de propriété des agriculteurs.

Risques pour le Secteur Bancaire

Une autre réforme importante, visant à établir de nouvelles banques de petite taille pour stimuler la concurrence sur le marché bancaire, est également mise en péril. Cette initiative, qui permettrait à des entreprises comme celles de cartes de crédit d’obtenir des lstartnces bancaires et de prêter de l’argent, pourrait entraîner des économies de près d’un milliard de shekels par an pour les petites et moyennes entreprises. Pourtant, le Conseil juridique indique que cette réforme nécessite un examen plus approfondi et ne devrait pas être intégrée dans une procédure législative rapide.

Analyse des Autres Réformes

D’autres réformes, comme la modernisation de la fiscalité sur les propriétés foncières, qui a suscité une forte controverse, devraient également faire l’objet d’une analyse plus approfondie. Le Conseil estime qu’il est inapproprié de traiter des questions aussi sensibles dans le cadre d’une législation d’urgence.

Parmi les propositions qui pourraient rester dans le projet de loi, l’on trouve des ajustements dans les tranches de l’impôt sur le revenu, une nouvelle imposition sur les bénéfstarts bancaires, et des incitations à la recherche et au développement.

Réactions du Ministère des Finances

Le ministère des Finances a exprimé sa préoccupation quant à l’ampleur des recommandations de division. Les responsables soutiennent que cette approche risque de bloquer la mise en avant de réformes structurelles nécessaires à l’économie, tant dans ce cadre que dans d’autres contextes législatifs.

Décisions à Venir

La décision finale concernant la séparation des réformes appartient à la commission de la Knesset, présidée par le député Ofir Katz, qui devrait se prononcer dans les jours à venir sur les réformes à intégrer dans le projet de loi final.

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