Réforme palestinienne : un nouvel espoir pour un État avec l’ONU à l’horizon de Gaza

Un changement significatif dans la résolution de l’ONU concernant Gaza

Introduction des conditions pour un État palestinien

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment apporté des modifications substantiellement importantes à une proposition de résolution concernant Gaza, en intégrant dans le texte opérationnel une référence explicite à la possibilité de créer un chemin vers l’établissement d’un État palestinien. Cette avancée est conditionnée par l’achèvement des réformes au sein de l’Autorité palestinienne et le progrès du rétablissement de la bande de Gaza.

Contenu de la proposition révisée

La version modifiée de la résolution, qui a circulé silencieusement parmi les membres du Conseil de sécurité, signifie un tournant dans la discussion internationale. Contrairement à la version précédente, qui mentionnait uniquement un transfert de responsabilité sur Gaza vers l’Autorité palestinienne après des réformes internes, la nouvelle formulation envisage, pour la première fois dans un document opérationnel du Conseil, les bases d’un futur État palestinien.

Absence de calendrier inclusif

Malgré cette avancée, il est à noter que le texte ne fournit pas de calendrier contraignant pour la création d’un État palestinien, ni de cadre définissant des étapes précises. Il ne fait pas non plus mention d’une éventuelle unification entre la Cisjordanie et Gaza, que ce soit en tant qu’exigence ou en tant qu’horizon politique. La seule référence concerne spécifiquement Gaza et la capacité de l’Autorité palestinienne à reprendre le contrôle de la région après les réformes.

Étendue des précisions sur les réformes

Une autre modification majeure portée par le texte est l’élargissement de la définition qui sous-tend les réformes à entreprendre par l’Autorité palestinienne. Au lieu de se baser exclusivement sur le « plan global » présent dans l’annexe, le document fait désormais état que les réformes « sont décrites dans plusieurs propositions », y compris le plan Trump et les suggestions saoudo-françaises, sans toutefois adopter directement les éléments de ces initiatives.

Application des principes du droit international

La version révisée souligne que toutes les mesures seront mises en œuvre « conformément aux principes du droit international ». Elle centre également le mécanisme de mise en œuvre de la décision sous l’égide d’un organe international de transition, identifié comme la « Conseil de la paix », qui supervisera le processus jusqu’à l’achèvement des réformes au sein de l’Autorité palestinienne.

Réactions et perspectives

Des sources diplomatiques impliquées dans la formulation estiment que l’inclusion d’une référence à un parcours futur vers un État palestinien vise à élargir le soutien à la résolution au sein du Conseil de sécurité et sur la scène internationale. Ce changement apparaît comme un effort pour équilibrer les mesures pratiques de réhabilitation de Gaza avec l’élaboration d’un avenir politique.

Les discussions au sein du Conseil de sécurité devraient être particulièrement sensibles à la lumière de ces ajustements. Israël, quant à elle, doit réfléchir à sa position face à un texte qui, pour la première fois, évoque la possibilité d’un processus en faveur de l’État palestinien, même en l’absence d’engagement formel.

Il est prévu que cette proposition de résolution soit mise aux voix dans les jours à venir, marquant potentiellement un tournant dans la dynamique diplomatique liée à la question palestinienne.

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