Loi sur le recrutement militaire : Une nouvelle proposition soulève des tensions
Contexte de la législation
Un projet de loi sur le recrutement militaire en Israël, proposé par Boaz Bismuth, président de la commission des affaires étrangères et de la défense, a récemment été dévoilé par le journaliste Amit Segal dans le journal News 12. Cette proposition, qui représente un changement significatif par rapport à l’ancienne version dirigée par Yuli Edelstein, vise à établir des objectifs de recrutement plus modérés tout en intégrant des mécanismes pour les exceptions, notamment pour les étudiants des yeshivas.
Contenu principal de la législation
Objectifs de recrutement et reconnaissance du servstart civil
La nouvelle ébauche de loi reconnaît le servstart civil dans des organismes comme ZAKA et MDA comme une part intégrante du quota de recrutement. Contrairement au précédent dessein qui prévoyait des quotas spécifiques pour les combattants, cette version offre plus de flexibilité dans le placement, tant que l’objectif général de recrutement est respecté.
Sanctions en cas de non-respect des objectifs
Des sanctions sont proposées pour les individus et les institutions qui ne respectent pas les objectifs de recrutement. Celles-ci incluent :
- Sanctions immédiates : interdiction de quitter le pays et d’obtenir un permis de conduire jusqu’à l’âge de 23 ans, ainsi que des restrictions sur les bourses académiques et l’accès à des emplois dans l’administration publique.
- Sanctions progressives : si les objectifs de recrutement ne sont pas atteints, des aides financières et des soutiens gouvernementaux (comme les réductions sur les transports publics et l’assistance à l’acquisition d’un logement) seront annulés.
Exemptions et mécanismes de contrôle
Un mécanisme d’exception a été mis en place pour permettre à un comité d’autoriser des dérogations pour des raisons humanitaires. De plus, le ministre de la Défense sera désormais contraint de désigner des inspecteurs pour surveiller les yeshivas, renforçant ainsi le contrôle sur le respect des obligations de servstart militaire.
Réactions à la proposition
Les réactions à cette proposition ont été intenses, en particulier de la part de l’opposition. Yair Lapid, ancien président de la Knesset, a qualifié le projet de « loi de la honte », affirmant qu’il encourage l’évasion du servstart militaire au lieu d’une véritable participation. Les organisations militaires et les anciens combattants ont également exprimé leur mécontentement, arguant que ce projet de loi compromettrait la sécurité nationale en permettant à une part importante de la population de ne pas contribuer à l’effort de défense du pays.
Appels à l’action
Des groupes d’anciens combattants et de citoyens se rassemblent pour exprimer leur désaccord avec cette loi. Ils appellent à un véritable processus de recrutement qui garantirait que tous les citoyens partagent équitablement le fardeau de la défense nationale.
Conclusion
Alors que le gouvernement israélien se prépare à discuter de cette proposition de loi, les tensions entre les différentes parties prenantes continuent de croître. Le projet de loi sera soumis à un examen plus approfondi, et les prochaines discussions pourraient s’avérer déterminantes pour l’avenir du servstart militaire obligatoire en Israël.