La Commémoration de la Mémoire d’Itaï Hen : Un Cri de Désespoir des Familles des Prises
Un Mois Après la Perte
La famille d’Itaï Hen, un soldat de blindé tombé au combat dans la région de Nahal Oz et kidnappé par le Hamas, a observé un mois depuis son enterrement ce lundi. Lors de cette cérémonie d’hommage, le père, Roubi Hen, a exprimé son mécontentement à l’égard du Premier ministre Benjamin Netanyahou et de son gouvernement, ainsi que du commandement militaire, déclarant : « De nombreux commandants n’ont pas pris contact depuis des mois. »
Des Échos de Frustration Politique
Lors d’une rencontre avec l’ancien président américain Joe Biden, Roubi a révélé que des membres élevés du gouvernement israélien avaient demandé à Biden de ne pas rencontrer les familles des captifs lors de leur visite au cimetière de Kiryat Shaul, connu comme la « ville des anges » durant les commémorations. En évoquant son fils, il a souligné les réalités tragiques de la perte et a déclaré qu’ils feraient tout pour faire entendre la voix des familles des otages.
Les Valeurs Familiales versus les Intérêts Nationaux
Dans ses déclarations, Roubi Hen a voulu illustrer la résilience de l’esprit israélien du peuple, espérant qu’il ne serait pas oublié ou négligé. Il a critiqué l’attitude du gouvernement face à la question des otages, indiquant que certains dirigeants considéraient que sacrifier des vies pour la terre était acceptable, rappelant que nous n’appartenons pas à la terre, mais que la terre nous appartient.
Les Difficultés de Communication avec l’Armée
Roubi a exprimé sa déception concernant le manque de soutien de la part de l’armée, déplorant que de nombreux officiers n’aient pas pris l’initiative de contacter les familles. Il a cité un exemple particulièrement frappant où le général Hesham Ibrahim, responsable de la brigade de son fils, ne l’a pas reconnu lors des funérailles d’un autre soldat.
Engagement envers les Familles des Captifs
Face à l’absence de communication avec les autorités militaires et politiques, Roubi a exprimé son attente d’un soutien spirituel qui, selon lui, a aussi fait défaut, n’ayant pas reçu d’appels des rabbins principaux du pays. Lors de son hommage, il a également évoqué l’importance de soutenir la famille Goyali, la dernière famille d’otage enlevée par le Hamas, appelant les gens à ne pas les oublier tout en insistant sur le besoin de ramener Ron Goyali.
En somme, la mémoire d’Itaï Hen a révélé des tensions au sein de la société israélienne, mêlant pertes personnelles et frustrations politiques collectives dans le cadre d’un conflit qui continue de marquer l’identité nationale.