Modification de l’Accusation de Meurtre pour le Compagnon de Maya Vishniak
Détails de l’Accord de Plaider Culpable
Aujourd’hui, un accord de plaider coupable a été soumis au tribunal concernant l’affaire de meurtre de Maya Vishniak. Selon cet accord, l’accusation de meurtre avec intention de tuer dans des circonstances aggravantes contre son ancien partenaire, Amit Almog, sera modifiée en une accusation de meurtre simple. De plus, les charges liées à l’agression et à la coupure de sa mère seront également abandonnées, après qu’il a été démontré que ses actions étaient influencées par des substances narcotiques.
Contexte de l’Affaire
Dans l’acte d’accusation initial, Almog était accusé d’avoir étouffé Vishniak lors d’une dispute et d’avoir par la suite photographié son corps tout en dispersant des billets de banque sur elle. Il est également accusé d’avoir envoyé ces images à un ami et d’avoir attaqué sa mère, la blessant. La procureure prévoit de demander une peine allant jusqu’à 26 ans de prison pour Almog.
Réaction des Parties Prenantes
Malgré la signature de cet accord, il n’a pas été possible de parvenir à une entente entre les procureurs et les avocats d’Almog concernant la sentence à imposer. Les parties ont convenu que le procureur limiterait sa demande de peine à 26 ans de prison, tandis que la défense pourra formuler librement ses arguments concernant la peine. En outre, la procureure demandera à Almog d’indemniser financièrement la famille de la victime.
Déclarations d’Almog
Lors de son interrogatoire, Almog aurait déclaré avoir entendu des voix lui ordonnant de tuer Vishniak. Il a également admis avoir consommé des drogues, en sachant qu’elles altéreraient son comportement, affirmant qu’il n’était pas en état de discernement au moment des faits. La famille de Vishniak, s’exprimant après avoir entendu ces témoignages, a qualifié les déclarations d’Almog de manipulations, ajournant que des experts médicaux avaient déterminé qu’il était lucide.
Position des Avocats
Les avocats d’Almog, Orith Hayon et Dean Kochavi, ont précisé que dès le début, ils soutenaient que l’affaire ne relevait pas d’un meurtre avec intention de tuer dans des circonstances aggravantes. Ils ont demandé que l’état mental d’Almog au moment des faits et l’influence de la marijuana soient pris en compte lors de la détermination de sa peine. Ils ont exprimé leur conviction que l’accord était équilibré et reflétait la tragédie de l’événement.
Appels à la Réforme
Liora Tzinman, présidente de l’Organisation des familles de victimes de meurtres, a dénoncé la loi actuelle qui permet, selon elle, à des meurtriers de prolonger leurs procès. Elle réclame une réforme des lois sur les homicides, suggérant que tous les meurtres de femmes devraient être catégorisés comme des meurtres dans des circonstances aggravantes, afin d’éviter des accords qui décrédibilisent la valeur de la vie des femmes.
Cette affaire met en lumière des questions profondes sur la juststart et l’impact des circonstances atténuantes dans des cas de violence domestique. La suite du procès devrait être déterminée dans les prochains mois.