Une tendance inquiétante concernant la confiance envers les institutions israéliennes
Confiance en déclin dans les institutions
Selon le dernier « Indstart de la Démocratie » 2025, présenté au président Isaac Herzog par le directeur de l’Institut israélien de la démocratie, Yohanan Plessner, une baisse de confiance générale envers de nombreuses institutions publiques a été observée. Moins d’un tiers des Israéliens croient que les prochaines élections seront justes. Bien que les tensions entre la droite et la gauche soient au plus fort, une majorité des Israéliens préfèrent rester dans le pays malgré un sentiment général d’anxiété.
La confiance envers les autorités
Le rapport révèle des chiffres significatifs concernant la confiance des citoyens. La confiance envers le président de l’État a chuté à 41 % en 2025, contre 44 % en 2024. En revanche, la confiance envers la Cour suprême a légèrement augmenté, passant de 39 % à 41 %. La confiance dans la polstart a diminué, atteignant 39 %. Les médias continuent d’afficher un taux de confiance très bas, à seulement 26 %, tandis que la confiance envers les partis politiques demeure très faible, équivalente à 10 %.
Les données montrent également des disparités entre les communautés juives et arabes. Par exemple, la confiance envers le Shin Bet (servstart de sécurité intérieure) est respectivement de 63 % pour les juifs et de 26 % pour les arabes.
Les préoccupations sur la société et la politique
Bien que le climat social soit tendu, la majorité des Israéliens se déclarent attachés à leur pays. Près de 70 % des citoyens, tant juifs qu’arabes, affirment qu’ils souhaiteraient rester en Israël même si une opportunité de s’installer dans un pays occidental favorable leur était offerte. Cependant, la situation politique reste préoccupante, les frustrations vis-à-vis des partis politiques étant marquées. Environ 67,5 % des juifs et 76 % des arabes estiment qu’aucun parti ne représente adéquatement leurs opinions.
Thèmes clés influençant le vote
Lorsque des Israéliens ont été interrogés sur les thèmes influençant leur choix électoral, les résultats ont révélé des priorités distinctes entre les communautés. Pour les juifs, les positions sur la politique étrangère et la sécurité, ainsi que sur les questions de religion et d’État, dominent. En revanche, les Arabes privilégient les questions économiques et le coût de la vie.
Parmi les préoccupations notables, 71 % des Israéliens partagent l’opinion qu’il est important d’établir une constitution pour le pays. Le sentiment d’optimisme va croissant parmi les juifs par rapport à l’avenir d’Israël, tandis qu’une majorité des Arabes exprime des réserves quant à la qualité de vie dans le pays.
Constat final
Le « Indstart de la Démocratie » 2025 souligne une détérioration notable de la confiance envers les institutions israéliennes, avec des implications profondes pour la politique et la société. Alors que les citoyens continuent d’affirmer un fort attachement à leur pays, la polarisation politique et les perceptions de représentativité des partis demeurent sources de préoccupations majeures pour l’avenir démocratique d’Israël.