Une Réponse Nécessaire à la Violence Économique Contre les Femmes
Une Commission Parlementaire Cruciale
Le 7 janvier 2026, la Knesset tiendra une session important dédiée à un sujet peu discuté mais d’une grande importance : la violence économique infligée aux femmes. Alors que cette forme de violence, souvent invisible, ne laisse pas de traces physiques, elle prive de nombreuses femmes de leurs ressources financières et de leur autonomie, leur empêchant ainsi de prendre des décisions fondamentales concernant leur vie.
La Nature de la Violence Économique
La violence économique se manifeste par un contrôle total des ressources financières, la privation d’accès aux fonds personnels, l’accumulation de dettes forcées, l’exclusion du marché du travail et la menace d’une instabilité financière continue. Bien que de nombreuses femmes puissent quitter une relation abusive sur le plan physique ou psychologique, elles se trouvent souvent piégées par les conséquences économiques de ces relations durant des années. Ce phénomène a pris des proportions alarmantes en Israël en 2026.
Lacunes Législatives
Un des problèmes majeurs est l’absence de reconnaissance juridique de la violence économique. Le cadre législatif actuel concernant la violence domestique ne mentionne pas cette forme de violence, ce qui complique l’identification, l’application de la loi et l’octroi de soutien aux victimes. Les femmes sont souvent contraintes de prouver des préjudstarts qui n’ont pas d’équivalent légal, illustrant un échec systémique qui empêche la protection des citoyennes.
L’Initiative du Comité pour l’Égalité des Genres
La discussion prévue dans la Knesset, organisée par l’association « Ruh Nashit », vise à établir des définitions juridiques claires ainsi qu’une reconnaissance de la violence économique comme une infraction civile. Ce cadre législatif pourrait permettre aux femmes de se reconstruire et de ne pas survivre uniquement.
Une Exposition Émotionnelle
Lors de cette session, l’exposition « Beresheet Bara Elohim », un projet photographique remanié, sera présentée. Les œuvres présentées, réalisées par des femmes du sud d’Israël ayant survécu à la violence économique, racontent des histoires de souffrance et de résilience. Pour beaucoup d’entre elles, cela constituera une première occasion de faire entendre leur voix dans l’espace public.
L’Importance de la Liberté d’Expression
Malheureusement, certains tentent d’empêcher cette exposition sous prétexte de diverses justifications. Ce phénomène représente une attaque contre la liberté d’expression et une tentative de réduire la visibilité des problèmes rencontrés par les femmes victimes de violence. La Knesset doit être un lieu où l’on peut aborder des voix discordantes et des réalités difficiles. Se plier aux pressions qui cherchent à étouffer ces voix pourrait déboucher sur une pente glissante vers un contrôle encore plus strict sur la vie des femmes.
Conclusion
La violence économique est une réalité pressante qui nécessite une attention urgente de la part des législateurs. La question demeure si l’État aura le courage de la reconnaître et de jouer un rôle proactif dans la protection et le soutien de ceux qui souffrent en silence. Dans ce contexte critique, des dialogues comme celui qui aura lieu dans la Knesset sont essentiels pour avancer vers un changement positif.